Fermeture de la radio-télévision grecque : La finance bananière

Depuis les années 60-70, les coups d’état ne passait plus par la prise du palais présidentiel et de l’assemblée, mais par la prise de la radio-télévision. N’est-ce pas ce qui vient de se produire en Grèce? Dans un pays où les armateurs de la première marine du monde ne payent quasiment pas d’impôts et où les religieux sont exemptés dans les mêmes proportions alors qu’ils sont les premiers propriétaires terriens. Dans ce pays où les économistes et banquiers ont menti pour engager des investissements inadaptées et où ils ont prouvé l’inefficacité de leurs politiques de rigueur qui continuent d’accentuer la dette du pays et les profits des plus riches, et bien dans ce pays ont fait taire la radio-télévision. Fallait-il un signe de plus pour voir que la finance se comporte comme des généraux argentins des années 70 avec les mêmes résultats : enfoncement dans la crise, enrichissement d’une caste, mort de la liberté d’expression. La finance n’est plus un outil, la finance est un ennemi qui sert à inventer une légitimité à une violence sourde consistant à fermer, faire taire, licencier, désocialiser, isoler toutes formes de résistance à la soumission à l’alimentation du vortex financier. Fuck.

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