L’armée italienne se libère : Migration vers LibreOffice entamée le 15 septembre 2015

LibreOffice

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L’association de promotion de LibreOffice en Italie annonce qu’elle va collaborer avec l’armée italienne à sa migration (source en italien) vers le format OpenDocument et, pour le traiter et le lire, accompagner le déploiement de la suite bureautique LibreOffice.

Ce ne sont pas moins de 150 000 machines qui sont concernées.

Rappelons que le format OpenDocument (wikipédia) est une norme ISO qui définit une structure particulière (de type xml) stable et techniquement renseignée d’un document de type texte, tableur, présentation, diagramme, base de données, dessin …

L’article qui annonce cette migration (Union Européenne), rappelle que l’armée italienne suit quelques autres exemples de migrations réussies : 240 000 postes du ministère de l’intérieur français ainsi que les 72 000 de la gendarmerie auxquels il faut rajouter ceux de nombreux ministères ( agriculture, affaires étrangères, finances, impôts…), le gouvernement de la région espagnole d’Estremadure qui a migré les 10 000 postes de la protection sanitaires et sociales et débute la migration de 22 000 postes de son administration, la ville de Munich et ses 17 000 stations de travail (ils auraient aussi pu rappeler que le format OpenDocument faisait partie des formats de documents officiels de l’administration britanique, ce qui n’est pas le cas du format promu par M$…).

Au centre il y a le choix d’un format qui garantit la pérennité des documents et l’indépendance logicielle. Même si LibreOffice est souvent la suite choisie pour traiter du format OpenDocument, celui-ci ne dépend pas d’elle et d’autres éditeurs de suite bureautique utilisent le même format. Calligra, OpenOffice, Abiword… Ces autres alternatives garantissent de ne pas mettre tous ses œufs dans le panier (pardon le cloud) d’un seul éditeur/opérateur qui a des actionnaires à faire rêver.

La stratégie (notamment dans les services défendant l’indépendance, les intérêts et la sécurité de la nation) est celle de la souveraineté numérique : avoir la maitrise de son patrimoine  et son information numérique en limitant les adhérences à des entreprises extra-gouvernementales au service d’intérêts économiques privés.

Une conséquence directe pour l’ensemble des utilisateurs de numérique libre, est que ces grosses entités contribuent à faire évoluer la qualité des outils numériques libres. C’est le cas notamment en France avec le travail effectué par la MiMo (Mission Interministérielle qui adaptent et distribuent des logiciels libres pour les administrations de l’état et dont les développement sont ré-utilisables par les citoyens et les entreprises).

Gageons que nos politiciens auront à cœur, selon leur bord politique, de s’engager à poursuivre et soutenir ce mouvement pour des raisons de cohérences idéologiques qui leur appartiennent aux uns et aux autres : souverainté nationale pour les certain(e)s, neutralité face aux intérêts capitalistes et industriels pour d’autres, choix d’une éthique sociale, humaniste et citoyenne pour tou(te)s.

 

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