Référentiel Général d’Interopérabilité V2: Les formats libres et ouverts ont la cote.

Cliquez pour consulter ou télécharger le RGI v2

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[ceci n’est pas un poisson] Les adeptes des formats ODF (ou OASIS) jubilent. Le référentiel général d’interopérabilité (RGI) qui vient d’être publié cette semaine sur le site du secrétariat générale à la modernisation (une instance intergouvernementale) fait la liste des formats numériques recommandés dans les administrations, les services publics et les collectivités territoriales. On découvre ainsi que le format utilisé par défaut par les suites bureautiques libres est recommandé quand celui de microsoft (OOXML) est mis en observation. En gros pour la transmission de texte ou pour faire un diaporama, le format ODT et le format ODP de LibreOffice sont recommandés par les services de l’état (et devraient être utilisés par défaut).

Mais d’abord qu’est-ce que l’interopérabilité? Pourquoi c’est important? Qu’est-ce qu’il y a de sympa dans cette version du référentiel?

Interopérabilité

Il s’agit en fait de permettre la circulation, la consultation et l’édition de données numériques sous des formats différent entre plusieurs utilisateurs pouvant utiliser différentes technologies (appareils et logiciels).

L'interoperabiliteOn le voit, pour le RGI, il s’agit de choisir les formats qui permettent les échanges de documents et données au sein de l’administration, mais aussi avec les citoyens et les entreprises au niveau national comme européen.

Ainsi le référentiel a aussi été validé au niveau européen ce qui explique qu’il est fallu plusieurs mois voire années pour voir publier cette version 2 qui succèdent à la première apparu en 2009.

On n’impose pas les outils, mais on choisit des données dont la structuration est stable et ouverte pour que l’on puisse choisir ou développer des outils indépendamment des choix et des enjeux commerciaux et économiques qui contraignent la vie des éditeurs de logiciels et fabricants de matériels.

L’interopérabilité doit permettre la circulation, le traitement et surtout l’archivage des données. En effet, si un format est lié à un logiciel qui n’est plus maintenu ou qui ne sait plus lire le format de données utilisé, on risque tout simplement de ne plus pouvoir lire les données… dommage dans des archives. Et c’est bien un soucis que nous sommes nombreux à avoir rencontré pour peu qu’on veuille s’amuser à relire des textes qu’on a écrit il y a une dizaine d’années. Je vous parle pas des diaporamas et autres applications interactives…

Les formats recommandés et les formats en observation

Le référentiel propose ainsi de lister un grand nombre de formats dans différents domaines d’utilisation qui sont regroupés désormais par profil. Ci dessous une capture du tableau des profils avec leurs formats recommandés.

Formats par profils d'utilisationSi vous agrandissez l’image en cliquant dessus, vous constaterez qu’en bureautique vous trouvez le format ODF (qui se décline en odt pour le texte, ods pour le tableur, odg pour le dessin, odp pour les diaporama…) que connaissent bien les utilisateurs de LibreOffice, OpenOffice et autre Calligra. En revanche on ne trouve pas ici le format OOXML qui est le format par défaut de la suite Office de microsoft (décliné en docx, xlsx, pptx…). Et pour cause, en fait le format est en observation (notamment pour son manque de stabilité et de lisibilité sur son intégration dans les outils d’édition et de lecture.

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Ceci devrait donc vous incitez, lorsque vous devez choisir un format, pour créer et diffuser des contenus numériques, d’aller jeter un coup d’œil dans le RGI, non pour se soumettre à son autorité, mais bien pour considérer que les services gouvernementaux ne choisissent pas à la légère des formats. Il s’agit d’investissement à long terme sur notre patrimoine numérique.

Autres petites joies

Mes autres formats que j’ai aimé retrouver dans ce référentiel :

svg pour l’image vectorielle, ogg et flac pour la vidéo et l’audio, mkv pour l’encapsulage audio multilingue+vidéo+chapitrage+sous-titrage multilingue, le png pour l’image, le tar et le 7z pour la compression… Il y a tout de même un format recommandé dont je vous recommande la lecture de la notice, c’est le PDF, notamment dans le traitement différencé des version PDF/A. La dernière qui inclue du binaire et de la vidéo est sexy mais considérée comme à risque pour la sécurité des postes de travail… et oui qui dit binaire dit que ça peut embarquer du code hyperactif comme des virus and co.

Si vous voulez que je donne des précisions sur les formats que j’ai apprécié, n’hésitez pas à commenter.

Pour aller plus loin

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